FLASH N°92

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Les derniers bruits d’Isep Alumni et de l’Isep – Zoom sur le réseau

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Flash Signaux 92
L’actualité d’ISEP Alumni
mars 2014
Edito
Patrick Nalis

Innover et Entreprendre, tel est le thème de la Journée Nationale de l’Ingénieur (JNI 2014) qui se tiendra le 3 avril à Paris et en régions.

Que ce soit l’innovation technique à laquelle contribuent nos ingénieurs, l’innovation de processus comme le passage à l’adhésion à vie d’ISEP Alumni ou l’esprit d’entreprendre à travers les activités ISEP entrepreneur et ISEP Business Angels, ces deux verbes résument bien nos motivations.

C’est la raison pour laquelle nous vous proposons à partir de ce mois-ci un feuilleton en trois épisodes, voire plus… sur la création d’entreprise.

Christian Schmit (ISEP 72), Correspondant ISEP Entrepreneur en est l’auteur. Comme vous le savez, ISEP Entrepreneur s’est fixé comme mission de servir d’interlocuteur aux anciens ISEP créateurs, repreneurs ou dirigeants d’entreprise pour relayer, bénévolement, leurs réflexions, les aider s’ils le désirent à faire le point de leur activité pour envisager l’avenir et au besoin à les accompagner et les orienter dans leurs démarches.

Gageons que ce feuilleton suscitera des vocations qu’ISEP Entrepreneur aura plaisir à accompagner.

N’hésitez pas à réagir, compléter ou commenter chaque épisode sur notre site car Christian envisage déjà une conférence sur le sujet pour la fin de l’année.

Au mojns 4 réflexes à avoir …

Prendre le temps de répondre aux 2 enquêtes :

Chaque année, vous êtes sollicités à la même époque par les enquêtes annuelles socio-professionnelles de l’IESF pour tous les ingénieurs et de la CGE pour les 3 dernières promotions sortantes.

 

L’enquête ingénieur de l’IESF sera ouverte du 1er mars au 30 avril. Elle nous permet de recueillir les informations essentielles à la fois pour les ingénieurs débutants et les plus anciens. Ces informations concernent l’ensemble des participants soit environ 50.000 ingénieurs et ainsi de disposer des résultats concernant uniquement les ingénieurs ISEP. En conséquence, l’enquête permet à chacun de mieux se positionner sur le plan de la rémunération et de mieux cerner les évolutions et opportunités de carrière.
Pour disposer des meilleures informations possibles concernant l’ISEP, il est indispensable que nos statistiques soient fiables et donc que nous soyons plus de 300 ingénieurs ISEP à répondre. Pour cela, rendez-vous sur le site http://www.justclic-enquete.org/iesf2014/index.html (login : ISEP et mot de passe : 08005ZF).

L’enquête de la CGE se termine fin mars. Elle a pour but d’étudier la première insertion dans la vie professionnelle en fonction des temps de stages, du niveau de salaire, du type d’entreprise et du contrat de travail. Ces résultats sont repris par les media pour classer les écoles en fonction de ces critères.
Pour que l’ISEP dispose de résultats à leur juste valeur, il est primordial qu’un maximun de jeunes diplômés prennent le temps de répondre à l’enquête.

 

Prendre le le temps de mettre à jour vos informations dans l’annuaire ISEP. C’est ici

Pourquoi devrais-je m’efforcer de tenir ma fiche à jour ? pour conforter le réseau des diplômés et son annuaire qui permet :

  • l’aide à l’emploi (diffusion de bulletin d’offres, enquêtes emploi, coaching des diplômés en recherche d’emploi),
  • l’entretien des amitiés nouées à l’ISEP ( réunions de promotions, visites de sites touristiques),
  • le partage des connaissances (conférences, revue Signaux),
  • le soutien à l’école (nouvelles de l’école, recherche de diplômés pour des tâches pédagogiques et témoignages, logement des étudiants ),
  • l’aide personnalisée à un diplômé qui aurait des difficultés, et qui dit qu’en 2014/2015 compte tenu de la situation économique mondiale…

 

 

Prendre le temps d’adhérer à ISEP Alumni. C’est ici

À partir de l’exercice 2013-2014, il n’est plus demandé de cotisation chaque année.Un seul paiement (tarif transitoire actuel de 190€ , mais à partir du prochain exercice le tarif normal sera de 550€ pour les ingénieurs ou de 290€ pour les masters ) ou étalé sur 3 ans (tarif transitoire actuel de 70€ , impliquant un engagement du même montant sur chacun des 2 exercices suivants au lieu du tarif normal de 3×190€), suffit à valider l’adhésion à vie à ISEP Alumni.

Apporter ses compétences et offir un peu de temps pour le développement des activités d’ISEP Alumni. C’est ici

  • Renforcer et rajeunir le Conseil d’Administration d’ISEP Alumni
  • Avec le Conseil d’Administration de l’école, contribuer à l’élaboration d’un plan à 5 ans
  • Animer les nombreux projets qui vous concernent
  • Renforcer l’équipe des “permanents”
“Lettre à l’attention des candidats à la création ou la reprise d’entreprise”
“Moi, je veux créer mon entreprise”
Christian Schmit

Impératif numéro un : avoir une idée de ce qu’on veut faire. Quel produit, pour résoudre quel problème, est-ce original, y a-t-il des concurrents? Plan de développement, plan de financement.

Impératif numéro deux : avoir les idées claires sur un certain nombre de concepts et de mécanismes.

Si l’impératif numéro un n’est pas encore satisfait, il convient de déployer son énergie pour trouver son projet. Supposons le satisfait et passons au numéro deux.

Créer une “entreprise” c’est fondamentalement “entreprendre” : faire quelque chose.

Ne pas perdre de vue que l’objectif premier d’une entreprise est :
1) de faire des bénéfices en contrepartie de
2) la satisfaction des clients de cette entreprise. Une entreprise ne trouve sa légitimité que si elle peut continuer à vendre un bien ou un service à un client et si son animateur en est suffisamment payé.

La raison de créer une entreprise se situe dans la volonté de son futur dirigeant d’affirmer “moi je” et d’assumer les conséquences de sa volonté de diriger. Ces conséquences sont la solitude, la nécessité de résistance au découragement, de résistance aux critiques, d’aptitude à résoudre quotidiennement la quadrature du cercle, l’obligation permanente d’enthousiasme.

L’entreprise n’a pas pour but de créer du lien social.

Elle n’a pas pour but de résorber le chômage.

Elle n’a pas pour but de satisfaire l’égo mégalomane de son dirigeant.

Elle n’a pas pour but mettre sur le marché un produit formidable. (Mettre un produit formidable sur le marché est un moyen de l’entreprise, pas son but)

“Tout seul”

On peut entreprendre tout seul dans son garage, son salon, par exemple en profession libérale. Les seules nécessités sont d’avoir :
1) quelque chose à faire et
2) des moyens pour le faire.
Avoir quelque chose à faire renvoie à l’impératif numéro un qu’on a admis satisfait. Les moyens sont le cerveau du créateur, des outils (un ordinateur par exemple), un endroit où travailler et du temps.

Qu’est-ce qu’il faut alors pour être en règle avec la règlementation française : Il ne faut RIEN. Il faut seulement travailler et se faire payer.

Pour travailler il faut en avoir le droit. Certaines professions sont règlementées : typiquement l’exercice de la médecine est réservé aux praticiens. D’autres professions ne le sont pas (seule une appellation est réservée) ou bien seule une forme d’exercice est règlementée (par exemple ouvrir un salon de coiffure nécessite un CAP ou un BEP).

En pratique, il n’y a aucun pré requis pour inventer des logiciels et des services, pour réaliser des dispositifs électroniques, mécaniques ou chimiques, si ce n’est de ne pas troubler l’ordre public. La réponse à cette question est assez simple. Très peu d’entreprises sont réservées.

Pour se faire payer il faut éditer des factures, y ajouter la TVA (20% à compter du 1er janvier 2014), se faire payer, à la fin du mois, envoyer un chèque au fisc de la TVA collectée et à la fin de l’année déclarer la recette (moins les dépenses afférentes) en tant que BIC ou BNC selon la nature de l’entreprise. Ne pas s’inquiéter, l’administration fiscale envoie naturellement aux entrepreneurs les documents à remplir et après, régulièrement, elle suit l’entrepreneur à la trace et lui demande des comptes. Toute la mécanique fiscale se met en place simplement. Elle est tracassière, elle n’est pas angoissante.

Le statut d’auto entrepreneur est typiquement bien adapté à un exercice solitaire. Mais il n’est même pas nécessaire. Par exemple, une inscription en nom patronymique au registre du commerce ou au registre des métiers est envisageable. Ou encore l’EURL peut convenir, est aussi une solution plus administrée. Il reste cependant que l’exploitation en nom patronymique, dite aussi exploitation directe fait reposer les risques de l’entreprise sur le patrimoine personnel de l’entrepreneur.

Une déclaration, voir le CFE (Centre de Formalité des entreprises mis en service par les Chambres de Commerce), est par la suite nécessaire pour régulariser l’existence d’une “entreprise”. Régulariser veut dire qu’on peut le faire après (à six mois par exemple). Ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de faire quoi que ce soit en préalable à la création. Si la tentative est susceptible de s’arrêter au bout de six mois, on s’arrête, c’est tout. Le fisc demandera sa part légitime de tout ce qui aura été entrepris, rien de moins mais surtout rien de plus. De même que l’URSSAF ou le RSI.

“En société”

Il y a fondamentalement deux types de sociétés : les sociétés de capital et les sociétés civiles.

A

Les sociétés de capital sont des sociétés pour lesquelles les associés déclarent publiquement, lors de la constitution de la société, le capital qu’ils y ont mis (ou vont y mettre). Cette obligation avait pour but de rassurer les fournisseurs sur la solidité de la société. Aujourd’hui, elle a surtout pour but de limiter la responsabilité des associés au capital qu’ils ont investi. Si l’affaire capote. Les associés perdent leur investissement, mais c’est tout, ils sont déjà bien assez malheureux avec l’échec rencontré. La caractéristique corrélée à ce capital d’une société de capital est l’existence d’une règle de majorité. C’est celui qui possède la majorité des actions (SA, SAS) ou des parts (SARL) qui commande.

Société de capital implique donc à la fois limitation de la responsabilité (et cela est bien utile si l’entreprise va en RJ ou LJ) et hiérarchie entre les associés.

Cette hiérarchie entre les associés n’est jamais un problème au début. Elle l’est toujours par la suite. D’une part parce que celui qui a le plus de parts finit toujours par vouloir diriger la société tout seul (il ne peut pas y avoir deux coq sur le tas) et que celui qui est minoritaire finit par se faire évincer de son emploi (dans certain cas, même s’il a admis la subordination et qu’il est salarié de la société) ou est jaloux des bénéfices supérieurs perçus par son associé.

La révocation du ou des dirigeants ou des administrateurs de la société est “ad nutum”, traduisez, claquement de doigts, aucune motivation n’est nécessaire. L’assemblée générale décide souverainement. Un associé administrateur évincé n’a droit à rien, même pas à l’ASSEDIC.

B

La société civile (société en nom collectif, société civile de moyen) est fondamentalement une société de personnes, physiques ou morales.

La caractéristique principale de la société civile est que l’affectio societatis doit continuer à exister pour que la société continue à exister. Quand les associés ne s’entendent plus, il n’y a plus de société. Elle est donc dissoute de fait. En mettant en avant sa personne, chaque associé se préserve, indépendamment du nombre de parts qu’il y possède (en principe à parts égales, sauf si les statuts le stipulent autrement). Il ne peut être contraint par les autres. S’il est évincé, il a droit à une part de l’activité de la société. Il peut donc imaginer se refaire à partir de cette part d’activité. Il ne part pas sans rien.

L’avantage de la société civile sur la société de capital est donc qu’il existe ainsi un espace de discussion entre les associés. L’associé à l’origine du différend doit savoir que son entêtement va conduire à la partition, la destruction, de la société, qu’il va y perdre. En général ça l’aide à rester intelligent.

La caractéristique corrélée de la société civile est cependant la responsabilité indéfinie de chacun des associés sur ses biens propres (en clair tout son patrimoine : sa maison, son appartement).

La société civile implique donc à la fois équilibre permanent entre les prérogatives des associés et responsabilité illimitée de chaque associé à l’égard des tiers.

Au départ d’une société de personnes (quelques amis ou camarades animés d’une même passion), il y a donc une incitation à créer une telle société civile dans laquelle les statuts prévoient explicitement que la société sera dissoute si tel ou tel, ou si un quelconque des associés est évincé au point de ne plus pouvoir y travailler et ou d’en percevoir des revenus. En affirmant que l’objet de la société (de personnes) est la subsistance de ces personnes la société ne peut exister que tant que les associés y sont réunis, d’autant plus que si la société perdure sans un de ses associés, il serait inconcevable qu’il reste responsable d’actes sur lesquels il n’aurait plus prise.

“La bonne solution”

Une solution pour réussir une société est de coupler les deux systèmes : la société en nom collectif, dont les associés sont des sociétés de capital satisfait aux deux désirs légitimes de chacun des créateurs (à l’origine). Elle leur permet à la fois de se maintenir dans la société, même s’ils sont mis en minorité (à trois associés contre un par exemple) et de préserver leur patrimoine personnel en limitant, face aux créanciers, leur risque à l’apport qu’ils ont fait dans leur société de capital en cas de déconfiture de l’entreprise.

Son administration est un peu plus contraignante : il faut administrer autant de holdings qu’il y a d’associés, plus administrer la société d’exploitation elle-même.

Le contenu de cette lettre est destiné à être présenté annuellement aux étudiants de l’ISEP lors d’une conférence à laquelle participeront tous les ISEP chefs d’entreprise qui le souhaiteront.

Christian Schmit (ISEP 72),
Correspondant ISEP Entrepreneur

Et toi, Theodor qui a co-fondé Qualistream ?

 

  • Un rapide synopsis de ta société
    QualiStream est un éditeur de logiciels innovant spécialisé dans la mesure de Qualité d’Expérience des Communications Unifiées : Téléphonie, Applications SI, Web, Vidéo, fixe & mobile. QualiStream accompagne ses clients Grands Comptes, Opérateurs et Centres de Contact dans l’optimisation de performance technique pour l’ensemble de leurs services connectés.
    Fondée en 2011 par 2 ISEPs 2004 (Romary Sonrier et Theodor Felezeu), l’entreprise basée à Lyon et Paris compte aujourd’hui plus de dix collaborateurs et une quinzaine de références significatives parmi lesquelles CREDIT AGRICOLE, BOUYGUES TELECOM, GROUPAMA, MAIF, STERIA, MONACO TELECOM, ARKADIN…

    Pour en savoir plus : www.qualistream.com

  • Tu as effectué tes études à l’ISEP. Quelles étaient tes motivations de l’époque et quel parcours y as-tu suivi ?
    Je suis entré à l’ISEP en prépa intégrée post-BAC en 99. Et ce moins par conviction, que pour suivre un cursus généraliste d’ingénieur me laissant un maximum de choix et d’opportunités professionnelles par la suite. Très sincèrement, je ne savais pas « consciemment » à l’époque de quoi mon avenir allait être fait (ce qui est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui (sourire)) ! J’y ai donc suivi un parcours relativement classique, avec une Option Télécom & Multimédia en 3ème année, ponctuée par un stage de 6 mois chez SFR.

  • En quoi la formation ISEP a-t-elle concouru à la création de ton entreprise?
    L’ISEP a participé directement et indirectement à définir ma voie entrepreneuriale. Directement, car c’est là que j’y ai rencontré mon associé, Romary Sonrier, avec lequel j’ai co-fondé QualiStream (éditeur logiciel spécialisé dans la mesure et l’optimisation de la performance technique des services connectés). Indirectement, car la formation reçue m’a permis dans un premier temps de m’adapter à des métiers davantage fonctionnels que techniques, puis de basculer sur des aspects avant-vente et commerciaux par la suite (fonctions que j’occupe actuellement au sein de QualiStream). Enfin, l’école est généralement le premier endroit où l’on constitue son réseau, ce qui est primordial lorsqu’on crée une entreprise ! Et en cela, l’ISEP, grâce notamment à ses associations ISEP Alumni ou ISEP Business Angels, permet l’entretien et l’animation d’un networking de qualité, avec une présence dans les plus grandes entreprises en France et à l’étranger. Donc si vous avez des velléités à entreprendre, connectez-vous !
  • Motivé, pour créer une entreprise ? Une idée qui trottait depuis longtemps dans ta tête, des rencontres, l’envie d’être indépendant, …?
    Je pense que chacun ressent l’envie de créer sa propre structure à différents degrés d’intensité. Je ne pense pas qu’il y’ ait un chemin plutôt qu’un autre pour entreprendre. En ce qui me concerne, c’est un concours de circonstances, qui fait que l’on saisit une opportunité au moment où elle se présente, et que l’on est prêt à prendre ce risque. Cela a été le cas pour ma part en 2011 lorsque j’ai intégré le projet QualiStream, et ce pour plusieurs raisons : je n’avais pas de contraintes personnelles fortes (célibataire, sans enfants), je venais de quitter mon ancien emploi, je connaissais Romary d’un point de vue personnel et j’avais confiance dans son savoir-faire technologique ; enfin j’avais eu une expérience significative dans le même domaine d’activité. Le tout, cristallisé par un élément déclencheur fondamental : l’intuition !


  • Entreprendre, oui … mais pas tout seul … et en temps de crise ? Ce sont des risques ?
    A mon sens, il n’est jamais souhaitable de porter un projet entrepreneurial tout seul. Alors imaginez en temps de crise (sourire) ! Il y a bien sûr des raisons évidentes à cela : une seule personne n’a jamais toutes les compétences requises, et ce d’un point de vue technique, commercial, marketing, juridique… et confronter ses propres idées à son / ses associé(s) reste ce qu’il y a de plus motivant dans une aventure pour avancer collectivement, plus vite et de façon plus performante. Il est donc primordial de bien se faire accompagner par de réelles expertises, que ce soit de l’intérieur comme de l’extérieur, et qui vont contribuer à bâtir une embarcation robuste capable de résister à toutes les tempêtes !


  • Se lancer maintenant ou attendre d’avoir plus d’expérience ?
    Il n’y a pas de règle à mon avis. Il faut se lancer lorsqu’on se sent prêt. Mais attention à bien préparer son coup ! Par exemple, j’ai mis plus d’1 an et demi pour mûrir mon projet d’entreprise, avec quelques tentatives avortées au passage. Il faut être à la fois ambitieux et idéaliste, mais également très lucide sur qui nous sommes (en tant qu’individu) et ce que nous possédons comme expérience et comme compétences. Je nuance néanmoins le premier point par le fait que l’on se découvre entrepreneur à mesure que l’aventure se concrétise (et ce même s’il y a des caractéristiques que je retrouve chez beaucoup de créateurs d’entreprise : initiative, pugnacité, conviction, intuition, un certain goût du risque…). Enfin, en ce qui concerne l’expérience et les savoir-faire, si ce sont des points qui sont jugés comme insuffisants pour mener à bien le projet et atteindre ses objectifs, il faut les combler en allant la chercher ailleurs !
  • Comment réussir son business plan ?
    Un bon business plan est un business plan concret, agile, évolutif, qui permet de réévaluer/réajuster en permanence les hypothèses économiques prises par une start-up. Il doit à la fois servir de document à destination des investisseurs mais également d’outil de pilotage financier de l’activité en interne. Il faut éviter à mon sens une usine à gaz décorrélée du concret pour se focaliser sur les chiffres clé de : « qu’est-ce qu’on vend (i.e. quelles offres) ? », « à quel prix ? », « avec quelle marge (i.e. avec quels coûts de production) ? », « à quelle échéance ? », « avec quel potentiel business sur les 5 ans ? ». Prendre 3 hypothèses de développement « Basse / Moyenne / Haute » tout en se donnant les moyens de les justifier, contribue à l’utilité (et donc à la crédibilité) du BP ! A noter, un business plan prend véritablement tout son sens une fois l’adéquation offre / marché portée à maturité, ce qui nécessite du temps et un certain nombre d’itérations préalables.


  • Les business angels, une solution pour développer ton entreprise ?
    Les Business Angels (BA) font partie des partenaires privilégiés des start-ups dans les premières étapes de leur évolution, en participant notamment à l’amorçage industriel et commercial des projets. Pour ce qui est de QualiStream, nous prévoyons effectivement une levée de fonds dans les 12 prochains mois pour continuer à développer nos offres et exporter nos solutions à l’international. Dans ce cadre nous allons très certainement solliciter les BA pour nous accompagner dans cette dynamique de croissance.


  • Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer ?
    Quelques conseils en vrac, au risque de me paraphraser : foncer… mais en s’assurant que la plupart des ingrédients sont là (idée, marché, expertises, soutiens – humains, familiaux, financiers…) ; avancer, avancer, avancer (sic) et aller au bout de ses concepts tout en ajustant son point de vue et en le confrontant aux avis extérieurs (il faut savoir se remettre en question lorsque la situation l’exige et savoir écouter son intuition au détriment de l’avis des autres par ailleurs, toute la difficulté est là !) ; s’entourer d’une équipe de qualité car l’humain au cœur de chaque projet ; anticiper le fait que devenir entrepreneur, c’est entrer dans le royaume de l’incertain (soyez donc équipés et prêts !) ; changer son rapport au temps pour toutes les actions entreprises (il ne sera que rarement votre allié, alors optimisez au maximum chacune de vos tâches, allez à l’essentiel, parallélisez, déléguez !) ; être un maximum connecté et partager (expériences, doutes, moteurs…) ; faire face une pression et un stress inhabituels (la meilleure façon étant de prendre du recul et décompresser lors de vos moments de temps libre !) ; enfin, aimer ce que l’on fait et prendre du plaisir, ce sont là les meilleurs moteurs de l’adhésion et de la réussite !


  • Et dans 5 ans ?
    Attendez, je vais chercher mon business plan… (sourire)

News de l’ISEP et d’ISEP Alumni
Les journées Portes Ouvertes de l’ISEP

Cette année, les alumni étaient invités aux Journées Portes Ouvertes du samedi 8 février 2014.
Trois diplômés des promotions 2009 (1) et 2012 (2), ont ainsi pu partager leurs expériences avec les parents et lycéens venus découvrir notre école.
Au terme d’un parcours leur permettant de participer à une conférence de présentation et de connaitre l’ensemble des associations, et (nombreux) autres intérêts de l’ISEP, les visiteurs pouvaient questionner les alumni sur le ressenti (durant les études) et le devenir (après les études) des diplômés.
Les alumni étaient plutôt bien représentés, avec dans les rangs, un entrepreneur, un parcours étranger et un parcours apprenti. Les trois diplômés ont ainsi pu répondre aux interrogations des lycéens et rassurer les parents sur l’avenir des élèves de l’ISEP, et ce quelque soit le parcours choisi, car oui, et tous les alumni étaient d’accord sur ce point, les ingénieurs ISEP sont encore très demandés dans les différentes organisations, et le parcours entrepreneuriat donne des bases suffisantes pour se lancer dans la vie active.

Cette nouvelle expérience ne demande ainsi qu’à être renouvelée et vous pourrez venir faire profiter de votre expérience le 8 mars lors des secondes journées portes ouvertes organisées par Magali Caillart (magali.caillart@isep.fr) à l’ISEP au 28 rue Notre Dame des Champs.

Table ronde sur l’EntrepreunariatL’ISEP a eu le plaisir d’accueillir début février des acteurs du monde de l’entrepreneuriat à l’occasion d’une table ronde destinée à tous les élèves ingénieurs de l’école envisageant de se lancer dans l’aventure de la start-up.
L’événement a duré 2 heures et s’est prolongé avec un pot de rencontre entre les intervenants et les élèves.

Rémi Uzzan (ISEP 2007), innovation manager chez Bouygues Telecom a animé la table ronde constituée de :

  • Henry Pironin : Responsable du module création d’entreprise à l’ISEP et Directeur de l’incubateur de l’ENSAM
  • Hervé Racine (ISEP 1968): Co-fondateur d’ISEP Business Angels
  • Nicolas Huguenin (ISEP 2009): CEO de Visibrain
  • Michel Racat (ISEP 2008): CEO de BeezUp
  • Xavier Vaucois (ISEP 1997): Serial entrepreneur (actuellement CEO de GI et FBD Foundation)
  • Gabriel Jarrosson (ISEP 2013) : Incubé à l’ENSAM (pour le Vin de France)
  • Augustin Rudigoz (ISEP 2012) : CEO de Mobeye

Ils étaient tous très bavards ! Et Rémi a parfaitement su répartir les temps de parole de chacun sur les principaux thèmes abordés. S’adressant à l’ensemble des invités après l’introduction applaudie du directeur des études Dieudonné Abboud, Rémi a commencé par demander : «Qu’est-ce qui fait que vous avez franchi le cap et décidé de vous lancer dans la création d’entreprise ?». A travers l’ensemble des réponses, souvent accompagnées d’anecdotes personnelles, le message à retenir était définitivement : «Osez et n’ayez pas peur de vous prendre des portes, aussi nombreuses soient-elles !» Nicolas, Michel, Gabriel et Augustin ont tous connus des échecs, mais ne se sont pas découragés pour autant ! La diversité des intervenants a permis d’expliquer le monde de l’entrepreneuriat à travers des points de vue variés. En effet, Henry Pironin, Hervé Racine et Xavier Vaucois ont apporté une véritable valeur ajoutée à cette table ronde en exposant leur métier et en attaquant concrètement les idées reçues selon lesquelles la France ne serait pas une terre d’entrepreneurs, que les financements seraient inaccessibles et que les perspectives d’accompagnement seraient pauvres. Que les futurs entrepreneurs isépiens se rassurent : Paris est la ville la plus innovante d’Europe ! Il y a énormément d’argent disponible pour accompagner les start-up, à commencer par ISEP Business Angel ! Les incubateurs d’entreprises ne manquent pas, surtout pour les isépiens qui ont la chance de pouvoir profiter de l’incubateur des Arts et Métiers !

Depuis la salle, François Cottignies (ISEP 1975), a attiré l’attention sur les pièges résultant du choix de se développer à l’international. Il a en effet mis l’accent sur les contraintes administratives locales, la fiscalité souvent compliquée et les différences culturelles qui demandent un temps conséquent d’adaptation. Il a aussi souligné les différences d’interprétation de l’«échec» d’un pays à l’autre : aux USA, le véritable échec est de ne pas essayer, ce qui était jusque-là une vraie différence avec la culture française, bien que cette dernière tende de plus en plus à s’aligner avec la mentalité américaine, jugée plus juste et plus productive en faisant le choix de faire d’avantage confiance aux entrepreneurs. De plus, Xavier, Gabriel et Michel ont bien insisté sur l’importance de s’entourer intelligemment pour optimiser ses chances de réussite, tout en spécifiant qu’il n’existe pas de règle précise en la matière. Xavier a aussi expliqué l’importance d’élaborer un business plan précis avant tout lancement d’un projet, mais de le faire sans trop perdre de temps pour rester en phase avec le marché qui évolue constamment au fil des mois. Nicolas a pour sa part invité les futurs entrepreneurs à ne pas systématiquement mesurer la réussite d’un projet en fonction du montant des levées de fonds, qui ne sont jamais une fin en soi. Enfin, Dominique Bonnisseau, diplômé en 1983, a fait part de son expérience comme Business Angel qui a fini par rejoindre l’équipe et travailler à temps plein sur le projet dans lequel il avait investi. A ce sujet, il est intéressant pour tout porteur de projet de se tourner vers www.sequoiacap.com qui est une société intéressante de capital risque qui a notamment investi dans Apple, Airbnb, Dropbox et autres entreprises à succès.

Sur twitter, à l’oral ou pendant le pot organisé au deuxième étage, les élèves ont posé de nombreuses questions et les invités s’en sont donnés à cœur joie en leur répondant.

Pour revivre l’événement, la vidéo de la conférence est disponible sur la chaîne youtube de l‘ISEP.

N’ayez pas peur, soyez fous et lancez-vous !

Les Discussions de l’ISEP

Table ronde sur l’Internationnal
En coordination avec la direction de l’ISEP et l’association des diplômés ISEP Alumni, nous organisons une table ronde à 17h30 le 18 mars 2014 dans les locaux de l’ISEP 28 rue Notre Dame
Dominique Bonnisseau
des Champs.
Comme j’aurai l’honneur d’animer cette table ronde, je recherche des intervenants ayant eu des expériences significatives à l’étranger et / ou ayant créé des entreprises ou filiales de groupe.
Si vous êtes disponibles et intéressés pour transmettre vos expériences et votre savoir, n’hésitez pas me joindre par email ou sur mon portable pour en discuter.

Dominique Bonnisseau (ISEP 1983) :06 484 164 00, dominique.bonnisseau@orange.fr

Dîner VavinLe Dîner Vavin est une initiative visant à regrouper chaque mois des entrepreneurs isepiens et
Gabriel Jarrosson
non isepiens autour d’un dîner convivial afin d’échanger sur nos problématiques d’entrepreneurs. Accompagnement et conseil des plus jeunes et grandes décisions stratégiques des plus avancés, ces dîners sont avant tout un moment d’échange et d’ouverture, dans une logique de bienveillance.

L’organisation du dîner est assurée depuis quelques années par Gabriel Jarrosson (ISEP 2013).
Si vous êtes entrepreneur ou porteur de projet, n’hésitez pas à le contacter à gabriel@levindefrance.com
Et si vous aviez oublié…
Carnet du jour
ISEP Alumni, 28 rue Notre-Dame des Champs 75006 PARIS isepalumni@isep.fr