L’ISEP mène à tout… Trente ans après avoir obtenu mon diplôme d’ingénieur ISEP, je regarde le chemin parcouru. L’activité que je mène peut en effet sembler a priori très éloignée de ma formation d’origine, puisque je suis aujourd’hui écrivain, metteur en scène et acteur – essentiellement au théâtre.
Photographe : François Louchet Mes pièces tournent un peu partout, en France, en Europe, en Afrique, au Québec…
A Paris, on a pu en entendre au Théâtre du Rond-Point ou à la Comédie Française…
Quelques pièces radiophoniques aussi, pour France Culture et France Inter. J’ai posé mes valises un certain temps à Strasbourg, comme assistant à la direction artistique d’un théâtre, avant de revenir en Ile-de-France. Je développe depuis quelques années un programme de “théâtre à jouer partout”, petites formes théâtrales extrêmement légères techniquement, qui peuvent se jouer directement dans une entreprise, un jardin, un salon, etc., pour une petite jauge de public. “Directement du producteur au consommateur”, sur le principe des AMAP (en savoir plus). Une partie de mon activité consiste en actions de transmission, de médiation : ateliers d’écriture en médiathèque, en établissement scolaire, pénitentiaire… cours de théâtre en conservatoire, en écoles (d’ingénieur, entre autres !)
Paradoxalement, c’est à l’ISEP que j’ai attrapé le virus du théâtre, grâce à la troupe de l’école que j’avais intégrée en première année, pour jouer une pièce de boulevard. Ca avait été un véritable coup de foudre. Je me suis inscrit dans des conservatoires d’arrondissement, et mes trois années d’étude ont été finalement une sorte de “double cursus” : télécommunications le jour, art dramatique le soir. Et puis j’ai intégré une école de théâtre et obtenu un DESS de Management des institutions culturelles, ce qui m’a permis de travailler dans des équipements culturels ou des compagnies de théâtre à différentes fonctions (programmation, relations publiques, communication, production, action territoriale…)
Photographe : François Louchet
On me demande parfois ce qu’il me reste de mes études d’ingénieur, ce qui m’en est resté, et si cela, finalement, m’aura servi à quelque chose. Vaste question ! Je pourrais dire qu’un texte, qu’il soit théâtral, romanesque ou poétique, est un message à transmettre, et que donc la question de l’émission et de la réception de ce message ne doit pas être laissée au hasard ? Que le coeur de métier de tout homme de théâtre est le “traitement du signal” ? Plus sérieusement, j’aurais tendance à dire qu’il est indispensable, dans les métiers de la création, de marcher sur deux jambes : une jambe “artistique”, qui imagine, rêve, invente… et une jambe plus “rationnelle”, qui sait gérer un budget, évaluer les risques, construire un projet, l’expliquer, le communiquer, se donner des objectifs, gérer une équipe, tenir les délais… Je crois que ma formation d’ingénieur, sur ce point, m’aura été essentielle.

Petit roman pour les enfants écrit par Laurent Contamin dans le cadre d’une résidence d’auteur. Il a été sélectionné en 2020 pour le prix des amis de Danielle Grondein.
En vente chez tous les libraires.
Pour rester informés de ses publications, créations, tournées… > un site : www.laurent-contamin.net > une page FB : Laurent Contamin – Page > un compte twitter : @ContaminLaurent

