Flash Signaux 99 L’actualité d’ISEP Alumni Les ingénieurs ISEP à l’international
Octobre 2015
Edito
WWI… World Wide ISEP Alumni Notre planète n’est qu’un grain de poussière dans l’univers mais c’est déjà un très beau terrain de jeu pour certains d’entre nous. Je ne parle pas seulement de ceux qui par obligation professionnelle traitent régulièrement avec des nationalités étrangères, mais surtout de ceux qui ont décidé de franchir le pas, de découvrir une autre culture et de s’installer à l’international. Ils démontrent notre capacité, à nous ingénieurs ISEP, de s’adapter au monde moderne où les moyens de communication et d’échange n’ont plus de frontières. Mais, êtres humains comme tous les autres, ils ont quand même besoin parfois de se retrouver « entre amis » pour s’entraider, préparer des projets d’avenir personnels ou professionnels ou tout simplement pour profiter de moments de convivialité entre individus de culture identique. Ce numéro leur est consacré mais vous y trouverez aussi un article concernant l’enquête de l’IESF et de la CGE et un autre concernant la rentrée à l’ISEP. Bonne rentrée et bonne lecture. Patrick Nalis (ISEP 1976) Secrétaire Général
ISEP Alumni à l’international
Chers Alumnis, la valeur d’une école réside non pas uniquement dans son éducation, aussi excellente soit elle, mais aussi et surtout dans la qualité du réseau qu’elle engendre, c’est à dire ses anciens élèves. L’ISEP, avec son tissu d’entrepreneurs, en France comme à l’étranger, ses expatriés, dans plus de 50 pays, la richesse et la diversité du parcours de ses alumnis, porte d’indéniables atouts. Le projet ISEP Alumni International, que nous soutenons, assume la volonté, à l’instar des grandes écoles et universités anglo-saxonnes, de porter la voix de l’ISEP au-delà de nos frontières et de garder vivant cette âme d’alumni, aussi éloignée de la France soit-elle. A ce titre, je tiens à remercier personnellement tous nos expatriés qui ont répondu à notre appel et ont accepté de donner de leur temps pour participer à l’agrandissement et la cohésion de ce réseau. Amicalement, Adrien Bouillot (ISEP 2012) Responsable ISEP Alumni Internatonal
Marc Rapoport (ISEP 1992) Marc Rapoport, un de nos ingénieurs, est l’exemple type du succès de nos expatriés dans la Silicon Valley. Diplômé en 1992, il s’est lancé dans une carrière destinée aux télécoms, au sein d’AGF pendant 4 ans puis pour diverses entreprises de consulting dans des projets “grand compte”, qui lui ont permis d’acquérir une vision globale du marché français des opérateurs télécoms. En 2000, il a eu l’opportunité d’intégrer Complete, entreprise à management américain, qui a été un grand pas dans son initiation à la culture du travail transatlantique. Après 7 ans au sein du service “ingénierie et réseau”, il a été débauché par Redback pour devenir chef de produit (product manager) à Vancouver (Canada) puis aux Etats-Unis, à Palo Alto. Ses succès lui ont ouvert les portes de Hewlett-Packard (HP), où il est aujourd’hui, chef de produit dans la division Cloud Computing. Marc a eu la gentillesse de répondre à nos questions : AB : Bonjour Marc, Merci pour ton temps, et félicitation pour ton parcours. Pour commencer, comment as-tu trouvé ton emploi aux États-Unis ? MR : Bonjour Adrien, j’ai été débauché depuis Paris. A l’époque où je travaillais chez Complete, Redback Networks était un de nos fournisseurs et l’équipe commerciale en France m’a mis en relation avec le siège américain. AB : Comment les ingénieurs français sont-ils perçus par les entreprises américaines ? Quelle est la meilleure manière de procéder pour un français souhaitant travailler aux US ? Et comment orienter sa prospection ? MR : Les ingénieurs français sont plutôt bien perçus aux États-Unis, et sont réputés pour être doués techniquement. Cependant, les principales barrières rencontrées sont au niveau de la langue et de la culture du travail. Les américains sont très pragmatiques avec une culture du dynamisme et la volonté de faire avancer les choses. Certaines « coutumes » du travail à la française peuvent être également mal perçues : on ne hausse pas le ton contre quelqu’un par exemple. La liste des différences culturelles est vaste. Pour ce qui est de trouver un job aux US, il n’y a pas de recette miracle. Dans l’idéal, cibler les boites IT américaines qui ont une structure en France, si possible centrale (R&D, Produits, etc …). À savoir qu’après un an de travail au sein d’une entreprise américaine en France, il est possible d’obtenir un visa L1 (au sein de cette entreprise), permettant d’obtenir la Green Card plus facilement qu’avec le visa de travail classique (H1). Dans le cas des activités commerciales, le transfert est généralement plus difficile car celui-ci nécessitera un changement de fonction. En effet, c’est très difficile d’être Sales ou Pre-Sales aux États-Unis si on n’est pas de culture américaine. Pour la prospection, LinkedIn est de loin l’outil le plus usité. Faire jouer le réseau des français est également une bonne option (par exemple la Chambre de Commerce Francaise de San Francisco, SFBA, le site web du Consulat français de San Francisco qui maintient la liste des associations professionnelles françaises). Pour information, le CV et la lettre de motivation sont vraiment différents de ce que l’on peut croiser en France. AB : Aurais-tu un conseil particulier à donner à tous ceux qui rêvent de s’expatrier aux US ? MR : Il faut juste y croire, ce n’est pas aussi difficile que cela en a l’air depuis Paris 😉 Pour se faire une meilleure idée, venir passer quelques semaines sur place pour rencontrer des américains et des expatriés est indispensable. Il faut également être prêt à mettre de côté ses réflexes et préjugés français, et savoir s’adapter à un cadre de pensée différent pour réussir son expérience personnelle et professionnelle. AB : Merci Marc ! A bientôt !
Gabriel Artaud (ISEP 1998) AB : Quelle est la réputation professionnelle des français aux Etats-Unis? Notre formation d’ingénieur est-elle reconnue ? GA : A ma connaissance, la réputation professionnelle des français, en particulier dans les domaines techniques comme l’électronique et l’informatique est plutôt bonne. Malheureusement la formation d’ingénieur n’a pas d’équivalent direct ici et est donc peu reconnue. Les américains utilisent un système Bac+2 (Associate), +4 (Bachelor), +6 (Master), +8 (Doctor) qu’il faut comparer au système européen Bac+3 (Licence), +5 (Master). Il est parfois difficile d’expliquer qu’un diplôme d’ingénieur français correspond à un Master américain (en particulier pour les « anciens élèves » isepiens qui disposent uniquement du diplôme d’ingénieur et pas du nouveau double-diplôme Ingénieur+Master). Et même, si les employeurs reconnaissent le diplôme d’ingénieur comme l’équivalent d’un Bac+6 local, certains services gouvernementaux comme l’immigration ont tendance à considérer que le diplôme d’ingénieur correspond juste à un Bac+4. Heureusement, cela n’est pas grave dans la mesure ou le Bac+4 suffit en général pour obtenir un visa de travail. AB : Comment le marché du travail s’organise t-il pour les ingénieurs aux US et quel est le meilleur moyen de trouver un emploi ? (site internet de recrutement, corporate website des entreprises visées, recrutement porte à porte, réseau…) ? GA : Le meilleur moyen de trouver un emploi est toujours d’utiliser son « réseau ». A défaut de réseau il faut savoir que les entreprises américaines recrutent essentiellement via leurs sites web. Il faut en général soumettre un CV électronique (résumé en anglais) qui corresponde bien au profil recherché, les CVs étant souvent triés automatiquement avant que les ressources humaines ne les lisent. Il faut noter au passage que le « résumé » américain doit se plier à certaines règles locales : par exemple pas de mention d’âge, pas de situation maritale, pas de photo, etc. Une lettre de motivation peut souvent être ajoutée mais elle n’est pas aussi importante qu’en France. Si le CV passe le premier tri, l’étape suivante consiste souvent à un entretien technique au téléphone pour vérifier que le CV représente honnêtement le candidat. Si l’entretien se passe bien, le candidat est invité à visiter l’entreprise pour une série d’interviews en personne. Cette visite dure en général une journée entière. Évidemment, comme les interviews en personne sont importants, trouver un emploi à distance est difficile. D’un autre côté venir aux États-Unis en tant que touriste pour y chercher un emploi est techniquement interdit. La meilleure approche est donc, à mon avis, d’envoyer sa candidature à une entreprise française qui a des postes à pourvoir aux États-Unis. Pour un(e) jeune isepien(e) célibataire une bonne option est le volontariat international en entreprise (VIE). AB : Au niveau administratif, y a t-il besoin d’un visa/permis de travail ? Quelles sont les conditions d’obtention ? GA : Effectivement il faut un visa pour travailler légalement aux Etats-Unis. Les options possibles sont le visa J-1 (exchange visitor), le H-1B (specialty worker), le L-1 (transferee) et la carte verte. Le visa J-1 est un visa particulier qui donne le droit d’occuper une activité professionnelle en gardant un contact fort avec la France (i.e. payé, assuré et imposable en France). C’est le visa standard pour un VIE. Le visa H-1B est un vrai visa de travail, et le visa le plus courant pour les informaticiens étrangers. Il faut savoir qu’il est lié à un emploi donné et qu’il est donc difficile de changer d’employeur sous ce visa. Cela dit, il est soumis à un quota, donc assez difficile à obtenir quand l’économie est bonne. Le visa L-1 peut être utilisé par les grands groupes qui veulent muter des employés de longue date depuis la France vers les États-Unis. C’est un bon visa mais il n’est par définition pas accessible aux jeunes isepiens. Finalement la carte verte est le graal. Elle permet de travailler dans le privé sans aucune restriction (à part les domaines sensibles comme le militaire qui nécessite par ailleurs une certification « top-secret » réservée aux américains de souche). La carte verte peut se gagner à la loterie annuelle et tenter sa chance est totalement gratuit ! AB : Un mot pour la fin … Que conseillerais-tu à un Isépien qui souhaite partir vivre aux États-Unis ? GA : Partir vivre à l’étranger (du moins en dehors de l’Europe) est relativement compliqué. Pour les États-Unis, il faut obtenir un visa de travail, s’assurer d’être couvert par une assurance-santé, comprendre la fiscalité locale et comprendre comment financer sa retraite. Pour une première expérience, je suggère donc le Volontariat International en Entreprise puisque l’état français s’occupe de tous ces aspects. Si vous êtes satisfaits de votre première expérience et voulez revenir, vous pouvez ensuite passer à un contrat local. Notez que tout se complique si vous êtes en couple. Par exemple les visa J-1 et H-1B ne permettent pas aux conjoints de travailler légalement aux États-Unis, et les partenaires non-mariés ne peuvent même pas y rester… Au final malgré toutes les contraintes je pense que partir à l’étranger, et aux États-Unis en particulier, est très enrichissant et le recommande vivement ! AB : Merci Gabriel ! A bientôt ! GA : Sincères salutations.
Guy Joly (ISEP 1970) Encore un parcours isépien qui sort des sentiers battus. Aventurier dans l’âme, le parcours de Guy Joly est atypique et motivé par l’envie de connaître des pays, leurs us et coutumes et d’apprendre des langues. A sa sortie de l’ISEP en 1970, il est parti découvrir l’Argentine et l’Allemagne, puis, suite à un double diplôme à l’Insead à Fontainebleau, a travaillé dans le commerce international du gaz de pétrole en Argentine et aux Bermudes. Une expérience qui lui a permis de voyager autour du monde…16 ans après l’ISEP, avec son expérience, il a créé avec succès son entreprise de négoce de créances internationales. Aujourd’hui en Suisse, il a accepté bien volontiers de répondre à nos questions : AB : Guy, quels sont tes conseils pour suivre une carrière internationale aussi prolifique que la tienne ? GLJ : Pour un parcours international, il faut avoir envie de vivre à l’étranger. Cela implique l’abandon de critères de jugement uniquement français et une perméabilité à d’autres formes de pensée et d’autres cultures. Un de mes copains de prépa, brillant diplômé des Ponts et Chaussées m’a écrit depuis un stage aux États-Unis que les américains étaient de “petits cons” : Il a fait une carrière franco-française ! AB : Peux tu nous parler de la création d’une start-up aux USA ? GLJ : Créer une start-up est présenté aujourd’hui comme une panacée, mais ce n’en est pas une. Il faut avoir une idée, valider que cette idée est assez unique, qu’elle est assez universelle et ambitieuse pour être développée worldwide. Ce sont les conditions nécessaires pour se faire financer par des Business Angels, puis fonds de Capital Risque, puis fonds de Private Equity, puis éventuellement s’introduire en bourse. Conditions nécessaires, mais pas suffisantes. Il faut aussi un bagout et un charisme extraordinaires pour écrire un Business Plan convaincant et maintenir en haleine les financiers qui vont devoir verser mois après mois les fonds nécessaires à faire tourner la boîte. Il faut toujours 2 fois plus de fonds et 2 fois plus de temps que prévu dans le Business Plan). Par exemple, Jeff Bezos qui a créé Amazon avait un “burn rate” de 50 millions de dollars par mois et il lui a fallu convaincre ses financiers pendant de nombreux mois avant de parvenir à un compte de résultats équilibré. AB : Merci beaucoup pour tes réponses. A bientôt ! GLJ : Bon vent dans le monde !
Paul Mussault (ISEP 2009) Cette fois-ci, Paul nous emmène en Grande-Bretagne pour évoquer sa création d’entreprise et sa notion d’appartenance à l’ISEP. AB : Paul, pourrais-tu nous brosser ton parcours depuis ton entrée à l’ISEP jusqu’à la création de ta société ? PM : Je suis entré à l’ISEP en cycle ingénieur après 2 années de prépa effectuées à l’extérieur. Après le tronc commun et une année de césure, je me suis spécialisé en Telecom. Durant cette césure, j’ai effectué un stage de 4 mois chez Bull en tant qu’analyste développeur et un autre stage de 10 mois chez Bouygues Telecom en tant qu’ingénieur optimisation data. À l’ISEP, je me suis investi dans les associations étudiantes et particulièrement en étant membre du bureau de l’association sportive avec la responsabilité de la section tennis. A la suite de mon diplôme, je suis rentré à la Société Générale CIB en tant que Trader Analyst sur produits dérivés de taux et change de 2007 à 2009 puis de 2009 à 2010 j’étais en charge du développement du service Trader Analyst à Londres sur les produits dérivés de crédit. Et en 2011, j’ai créé EthiCap à Londres. AB : Et alors …? PM : EthiCap s’associe au capital de StartUps / TPE / PME en tant que CFO (Directeur Financier) en Grande-Bretagne et en France. EthiCap offre un service complet de direction financière externalisée. Une équipe de 4 personnes intervient au quotidien pour gérer et conseiller les opérations et la stratégie des entreprises. Nous venons de créer la structure française en 2015. AB : D’où est venue l’envie de l’expatriation ? de la création d’entreprise ? PM : L’envie de découvrir les méthodes de travail anglo-saxonnes ont motivé l’expatriation. De plus, Londres se positionne comme une place financière dominante en Europe. La nécessité d’indépendance, de liberté, de s’affranchir de petites politiques carriéristes au sein d’entreprises traditionnelles ont motivé mon choix de création d’entreprise. C’est aussi un excellent foyer créatif ou la rencontre humaine est incessante et passionnante. AB : Quels conseils donnerais-tu aux étudiants de l’ISEP ? PM : De se construire et maintenir un ou plusieurs réseaux. AB : Gardes-tu le sentiment d’appartenance à l’ISEP ? PM : Ce sentiment existe inéluctablement mais hélas faiblement au regard de la valeur reconnue d’un réseau alumni. Via la création et la présidence d’ISEP Business Angels, j’ai tâché de m’investir personnellement dans la promotion de son identité. Un autre objectif de ISEP BA était de contribuer à la promotion d’un réseau alumni fort. AB : Qu’attends-tu d’ISEP Alumni ? PM : La promotion de l’importance du réseau des anciens élèves, son développement, une communication claire et moderne. Néanmoins sans appui fort et stratégique de la direction de l’école, ses actions demeureront inaudibles. AB : Paul, merci beaucoup pour tes réponses et nous te remercions d’avoir lancé ISEP Business Angels qui continue de se développer grâce à son bureau présidé par Olivier Plantureux (ISEP 1998).
Bertrand Bouhour (ISEP 1987) Entrepreneur passionné qui a toujours mené ses affaires au pas de course, Bertrand nous présente son parcours depuis l’ISEP jusqu’à aujourd’hui : ISEP de la promo Sylvie Joly 1987, j’ai passé 5 années merveilleuses pendant lesquelles je me suis investi à fond dans les activités extra-scolaires : président de promo puis du BDE, voile avec la Spi Dauphine et Classe Affaires, organisation d’un grand évènement avec 3000 étudiants au Palais des Congrès pour promouvoir la création d’entreprise.Après l’ISEP, je suis allé à l’ESSEC pour compléter mon cursus ingénieur par de la gestion. Attiré par les start-ups et petites structures en croissance je rejoins, après une courte première expérience chez DIXILOG, une entreprise encore toute jeune : Systar, éditeur de logiciels de gestion de performance. Je démarre au marketing, passe au commercial, puis je prends au bout de quelques années la direction de l’Europe. Je deviens alors, actionnaire de l’entreprise et m’associe avec les fondateurs d’origine. C’est un tournant fort car je prends le profil d’un entrepreneur-associé qui considère l’entreprise comme une petite partie de lui-même. Systar croit fortement à l’international et en 2000, moment où je deviens directeur général de l’entreprise, je pars vivre aux USA pour développer l’activité à partir de Washington. Auparavant j’avais complété ma formation par un programme pour dirigeant de plusieurs mois à Stanford en Californie. J’adhère à 100% à l’esprit américain, aime leur sens pionnier et de l’entreprenariat très poussé. Rapidement, je rejoins un groupe de dirigeants (YPO pour Young President Organization) qui va beaucoup m’apporter pour m’intégrer au milieu du business US. Cela fait maintenant 15 ans que nous sommes aux États-Unis. Ma femme (aussi une ISEP) et mes 4 enfants arrivés très jeunes restent bien entendu français mais sont aussi devenus américains. Début 2014, une page se tourne, Systar est vendue à Axway (groupe SOPRA) et une nouvelle page de vie peut s’ouvrir pour moi. Un ami français vient d’ouvrir une boulangerie à Bethesda près de Washington DC. Il y a de nombreuses opportunités de marché aux US pour tout ce qui est authentiquement français. Je m’associe à cet ami pour développer Fresh Baguette. Pour comprendre pleinement le métier, je deviens boulanger en me faisant former par un boulanger professionnel venu de France pour nous rejoindre. Ma femme nous rejoint et se forme à la viennoiserie et à la pâtisserie. Elle s’occupe aussi de la logistique pour coordonner le travail de nos 15 salariés. Aujourd’hui, le 1er magasin de Fresh Baguette est un vrai succès et nous projetons d’en ouvrir plusieurs autres et de vendre aux restaurants et points de café. Un vrai bonheur que d’entreprendre ainsi dans un tout nouvel univers. Mes conseils aux Ipésiens : suivre ses passions, oser se lancer et y aller à fond en étant ouvert à tout, sans préjugés. Une des grandes choses que nous apprend nos études est de pouvoir aborder et assimiler de nouveaux sujets ou nouvelles situations, rapidement et efficacement. Alors profitons en pour apprendre tous les jours quelque chose de nouveau. Ceci est vrai pour tous types de métier, tout secteur d’activité ou tous pays où l’on souhaite vivre. Je me suis toujours senti Ipésien, une école que j’ai beaucoup aimée et qui m’a énormément apporté tant sur la formation, les expériences et les amitiés (toujours bien solides après plus de 25 ans). Je me réjouis qu’ISEP Alumni stimule l’entraide et les échanges entre Ipésiens de toute génération. Nous avons beaucoup à nous apporter mutuellement.
ISEP Alumni recherche une assistante à temps partiel
Afin de continuer son développement et répondre au mieux aux intérêts de ses membres, ISEP Alumni ouvre le recrutement pour une seconde assistante à temps partiel afin de constituer un binôme salarié pour assurer l’animation et la gestion des tâches administratives du réseau. Les candidatures sont à envoyer à : isepalumni@isep.fr Fiche de poste
Diplômés des grandes écoles : bonne insertion en 2015
La Conférence des Grandes Ecoles (CGE) a publié sa 23ème enquête sur l’insertion des jeunes diplômés qui reste plutôt bonne.
Plus de 8 diplômés actifs sur 10 ont un emploi moins de 6 mois après la sortie de l’école. Le taux de CDI est toutefois à la baisse et les femmes toujours moins bien loties que les hommes.
En euros courants, les salaires bruts annuels moyens d’entrée dans la vie active en 2015 sont en légère croissance par rapport à 2014.
La part des emplois avec statut cadre augmente légèrement alors que la part des CDI continue à diminuer légèrement.
Le stage de fin d’études arrive largement en tête des moyens qui ont permis aux diplômés de trouver leur premier emploi dans un délai de moins de 2 mois.
La part des emplois à lʼétranger continue d’augmenter régulièrement avec l’Europe comme destination de prédilection.
Les ingénieurs trouvent leur premier emploi, dans l’ordre suivant : le secteur informatique (TIC), les sociétés de conseil et les bureaux d’études ainsi que l’industrie du transport (aéronautique, ferroviaire, automobile, etc.).
Pour les managers, le secteur de la banque-assurance reste le premier employeur, suivi par le commerce-grande distribution et l’informatique.
Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF) a publié sa 26ème enquête socio-professionnelle sur la situation des ingénieurs. Les ingénieurs occupent des fonctions très variées de la Recherche fondamentale à la Direction générale et ce dans tous les secteurs d’activité, en France comme à l’étranger. 100 000 ingénieurs ont été recrutés en 2014. Si leur rémunération est plus que satisfaisante, compte-tenu des responsabilités exercées, les ingénieurs tirent surtout leur satisfaction de l’intérêt de leurs missions et de l’épanouissement professionnel qu’elles leur procurent. Conscients d’être au cœur des grandes mutations de la société, de la révolution numérique à la transformation énergétique, les ingénieurs se montrent de plus en plus innovants et entrepreneurs. Ils y sont de mieux en mieux préparés grâce à des formations initiales de plus en plus adaptées, internationales et des formations continues spécifiques. Télécharger les résultats de l’enquête
Inauguration du nouveau campus de l’ISEP à Issy-les-Moulineaux
Jeudi 28 mai dernier, André Santini a inauguré les nouveaux locaux de l’ISEP situés au 10, rue de Vanves à Issy-les-Moulineaux, en présence du recteur, Monseigneur Philippe Bordeyne, du Directeur général de l’ISEP, Michel Ciazynski et de son Président, Jean-Luc Archambault. Au fil de son discours, le député-maire d’Issy-les-Moulineaux a annoncé sa « fierté » d’accueillir dans sa ville « une école aussi prestigieuse, qui caracole en tête de nombreux palmarès et dont le dynamisme est encensé par les professionnels du secteur ».Avant d’ajouter : « l’arrivée de l’ISEP confirme définitivement le nouveau statut d’Issy-les-Moulineaux comme pôle universitaire et de formation incontournable, avec plus de 4000 étudiants ». Près de 200 personnes étaient au rendez-vous soit de l’équipe administrative et du corps enseignant de l’ISEP, soit des entreprises partenaires de l’ISEP soit d’ISEP Alumni représentée tout spécialement par son Président Bruno de La Porte (ISEP 1987), son Secrétaire Général Patrick Nalis (ISEP 1974) et un bon nombre d’ingénieurs de l’ensemble des 56 promotions.
Revue de presse
OptiMiam, fondée par Raodath Aminou (ISEP 2011) seule startup française distinguée lors du grand raout entrepreneurial imaginé par Barack Obama : Lire l’article
Nicolas Brouzeng (ISEP 1987) prend la direction de la centrale nucléaire de Golfech : Lire l’article
Renaud Bidou (ISEP 1996) nommé Directeur Technique Europe du Sud chez Trend Micro : Lire l’article
Décès Nous avons le regret de vous annoncer le décès de certains de nos camarades : – Olivier Gentilhomme (ISEP 2003) le 17 août 2015. – Hubert Laurent (ISEP 1972) le 6 septembre 2015.
ISEP Alumni, 28 rue Notre-Dame des Champs 75006 PARIS isepalumni@isep.fr