La reprise d’entreprise

François Cottignies

Vous voulez créer votre entreprise ?

Et pourquoi ne pas en reprendre une ?

Le baby boom a donnĂ© de nombreux entrepreneurs qui aujourd’hui sont Ă  l’ñge de la retraite et cherchent Ă  vendre leur sociĂ©tĂ©.

Environ 60.000 sociétés en bonne santé sont à vendre chaque année.

Ce sont essentiellement soit des TPE avec moins de 10 personnes, soit des PME qui ont de 20 Ă  30 ans d’existence, avec des effectifs gĂ©nĂ©ralement de 10 Ă  20 personnes, et un chiffre d’affaires entre 1 et 3 millions.

Malheureusement, il est parfois difficile de trouver des repreneurs car ce ne sont ni des grands groupes, ni des PME Ă  forte visibilitĂ©, mais souvent des entreprises sur des crĂ©neaux pointus. A dĂ©faut de repreneur, une liquidation in bonis s’impose et le savoir-faire s’envole, du personnel se retrouve au chĂŽmage Ă  dĂ©faut d’etre repris par un concurrent
On estime Ă  3000 le nombre de ces entreprises.

Alors que le ou les propriĂ©taires en place se proposent toujours de faire un accompagnement, acceptent souvent un credit vendeur, et nous constatons frĂ©quemment qu’un profil commercial pour trouver des nouveaux clients serait Ă  mĂȘme de dĂ©velopper le business.

Ce pourrait mĂȘme ĂȘtre une tĂȘte de pont pour faire du build up.

Bien sur ce ne sont pas des activitĂ©s dans l’IA mais mettre en place de la robotique serait souvent un plus.

Soyons francs, les salaires de ces propriĂ©taires ne sont pas non plus ceux d’un grand groupe, mais possĂ©der un actif, et rentrer dans le vif du sujet immĂ©diatement est tout aussi passionnant que crĂ©er une start-up.

La BPI en rĂ©gion, connaissant bien le tissu local, peut Ă©galement aider Ă  la reprise par des prĂȘts ou en garantissant des prĂȘts.

La reprise Ă  la barre du Tribunal d’une affaire en difficultĂ© est sans aucun doute plus risquĂ©e, mais il faut savoir que 60/70.000 sociĂ©tĂ©s font l’objet de procĂ©dure collective (Sauvegarde, RĂšglement Judiciaire ou Liquidation Judiciaire), et il y a parfois de bonnes affaires Ă  rĂ©aliser


C’est pourquoi de nombreuses Ă©coles ont une structure de rachat/ cession d’entreprises. Au titre desquelles on peut citer les Arts et MĂ©tiers qui ont un fonds de cession vraiment important.

Des sites spécialisés comme Fusacq sont efficaces sur ce sujet.

A méditer


Sylvie Bratel, a rĂ©alisĂ© une prĂ©sentation sur le crowdfunding Ă  l’ISEP en mai 2019

François Cottignies, actif au sein d’ISEP BA et pour les Alumni

Sylvie Bratel
EDHEC, ENSIIE, IFA Administrateur François CottigniesS (ISEP 75)
IFA Administrateur